Un complexe perdu au milieu de nul part, rattaché à notre monde par un unique bus, passant une fois par semaine, de manière aléatoire...
 
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 Chambre N°12: Kageru Okurete et Adrien Dreiss

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Kageru Okurete
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MessageSujet: Chambre N°12: Kageru Okurete et Adrien Dreiss   Ven 6 Jan - 22:07

"Pan"

Dit-elle en appuyant sur la gâchette, sans regarder le jeune homme; sans apercevoir son air terrorisé et la sueur qui perlait sur son front...

Adrien s'était réveillé à 10h ce dimanche matin. Sans se lever, tout d'abord, il repensa à cette fille, dont il était amoureux depuis quelques années déjà... Il se remémora son visage, son regard... Puis il se demanda où elle était exactement, ce qu'elle faisait. Elle n'avait rien dit en disparaissant, ce jour-là... Alors il soupira, priant pour qu'elle aille bien, espérant qu'elle soit en sécurité, peut importe où elle se trouvait.

D'ailleurs le jour de leur rencontre était aussi un dimanche: C'était en mai et le temps était agréable... Des nuages blancs flottaient, le soleil émanait une douce température et une légère brise faisait frémir les feuilles des arbres plantés dans le parc. Ce jour restera gravé dans sa mémoire comme dans un rock; le sourire de cette fillette âgée d'à peine trois ans, lorsqu'elle lui avait tendu une simple marguerite pour le consoler, cette naïveté dans son regard... Ils n'avaient pas eût le temps d'interagir plus que ça, la mère de la gamine étant intervenue à ce moment précis, prenant la main de sa progéniture pour rentrer. Elle, provenant d'une famille aisé et lui... Orphelin depuis peu mais n'ayant tout de même jamais eût beaucoup de moyens. Lui qui devait avoir vécu pas moins de six étés à cette époque... Il n'eût plus jamais l'occasion de lui parler et se contenta de l'observer de loin, durant ces treize années.

Bien qu'ayant eût la chance de naître avec un très beau visage, il n'était de loin pas le plus populaire de l'établissement. Evidemment quand on sait que les vampires et les démons sont pour la plupart, voir même tous, extrêmement séduisants, il n'était pas difficile de comprendre le pourquoi du comment...

Il finit par se lever, vingt minutes plus tard, pour aller se préparer. Il avait prévu d'aller à la bibliothèque, étudier un peu. Il aimait bien cet endroit, l’ambiance, calme mais agréable, était parfaite pour y réviser ou lire tout simplement. Et puis en suite il passerait faire un tour au marché sans doute. Des élèves y vendaient certaines de leurs confections telles que des vêtements cousus main ou des petits plats incomparables à ceux de la cantines (ils avaient d'ailleurs beaucoup de succès). C'était en mettant son pantalon, qu'il la remarqua... cette bosse, sous la couverture. Quelqu'un dormait dans ce lit? Il crocha le bouton de ce dernier, s'approcha avec méfiance et lorsqu'il fût suffisamment près, tira légèrement la couverture, toujours sur ses gardes. Mais ce qu'il vit le pétrifia...


Mine de rien, L'hybride avait ouvert les paupières tôt ce matin là; malgré la fatigue qui la tiraillait toujours. Elle se leva directement, et alla mettre ses vêtements sales, dans la corbeille prévue à cet effet, faisant de même avec le peignoir qu'elle avait emprunté le matin même. C'est lorsqu'elle voulut s'habiller qu'elle se souvint: "Enfin, je ne sais pas si tu es au courant mais ta chambre a été donnée au mec que t'as blessé, il était en coloc'..." Ses sourcils se froncèrent et ses yeux s'écarquillèrent. Sont regard se dirigea vers le lit à côté d'elle. Effectivement, le garçon sur qui elle avait tiré était bien là, dormant comme un Loire dans ce lit qui était le sien, il y avait à peine une semaine. Quant à elle, ses habits ayant été déplacés pour laisser place à ceux de l'adolescent, elle se retrouvait dans l'incapacité de se vêtir. Elle se dirigea alors, à pas de velours et totalement nue, jusqu'au coffret qui contenait toutes ses armes. Elle l'ouvrit et en sortit un simple revolver, avant de le refermer à double tours, toujours à l'aide de la petite clé qu'elle gardait constamment à son cou. Puis elle retourna se coucher en attendant sagement que le garçon se réveille. C'est environs deux heures plus tard qu'elle entendit les premier sons, signe qu'il avait quitté ses rêves se joignant pour la journée à la triste réalité. Elle tendait l'oreille, attentive aux moindres bruits. Elle finit par l'entendre se rapprocher. Et lorsqu'elle sentit se soulever légèrement la couverture, elle tendit sa main armée vers lui sans se retourner et...

"Pan"

Dit-elle en appuyant sur la gâchette, sans regarder le jeune homme; sans apercevoir son air terrorisé et la sueur qui perlait sur son front...

Celui-ci tomba sur son derrière, tremblant de tout ses membres. Tendis qu'elle, se redressa, tenant sa couverture suffisamment haut pour que sa poitrine ne soit pas visible. Elle le fixa, inexpressive, puis lui dit:

"Si tu va rapporter que je suis revenue, la prochaine fois je chargerais l'arme avant de tirer, compris?"

Il ne parvint pas à articuler un mot, la regardant droit dans les yeux, se remettant peu à peu de la frayeur qu'elle venait de lui causer. Mais il hocha docilement la tête. En réalité elle n'avait pas la moindre intention de le tuer, mais elle savait que l'Homme était beaucoup plus manipulable lorsqu'il y avait sa vie en jeu.

"Q-qu'est-ce que tu fais ici..."

"Hé bien c'est ma chambre non?"

Puis elle se rappela:

"Excuse-moi pour ton bras... ça va mieux?"

Elle s'en fichait, mais c'était la moindre des choses.

"M-mmh.. merci"

Les joues du garçon se tintèrent de rouge Tendis qu'il se relevait. Il n'avait plus vraiment peur, il savait qu'elle était inoffensive lorsqu'elle était tranquille. Il savait qu'il ne risquait rien... Il sourit tendrement et murmura pour lui même:

"Content que tu sois revenue... Kageru"

Bien que perplexe elle ne développa pas, tracassée par quelque chose de bien plus important.

"Mes vêtements..."

"H-Ha heu oui.. attend cinq secondes!"

Il se précipita vers le lit qui était à présent le sien, se baissa et sorti de dessous ce dernier une caisse, contenant les vêtements de l'hybride. Cette dernière étant très lourde, il prit des sous-vêtements, une chemise, ainsi qu'une jupe au bol et lui les apporta. Puis il se tourna, laissant à la demoiselle l'occasion de s'habiller à son aise. En voyant la sélection de l'adolescent elle ne put s'empêcher de penser que se dernier n'avait aucun goût, mais n'ayant pas trop le choix, elle mit se qu'il lui avait amené. Pendant ce temps il lui dit:

"Le concierge m'a dit que je pouvais me débarrasser de tes affaires car tu ne reviendrais pas, mais moi j'étais sûr qu'il avait tort alors j'ai tout conservé.. tu as eu de la chance..."

Elle ne prit pas la peine de répondre, n'y voyant aucun intérêt.

"Bon allez, j'y vais. Et compte sur moi, je ne dirais rien à personne..."

Il quitta la pièce, voyant bien qu'elle n'avait pas envie de lui parler plus que ça. Il avait bien sûr remarqué toute les blessures qui ornaient son corps, son air fatigué ainsi que le poids qu'elle avait perdu. Mais il connaissait le caractère de façade de la Neko, mieux valait ne pas lui en parler et ainsi éviter de remuer le couteau dans la plaie. Même après toute ces années passées à l'observer, il n'avait jamais remarqué une seule égratignure sur sa peau. C'est comme si elle avait "rattrapé tout le temps perdu" en une semaine.
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Zeit Velocyto
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MessageSujet: Re: Chambre N°12: Kageru Okurete et Adrien Dreiss   Dim 8 Jan - 0:59

Sous les douches, Zeit ne put s'empêcher de réfléchir et de se remémorer la scène de ce matin ; cette scène dans laquelle il retrouva Kageru dans un état pitoyable, où elle avait fait sa forte tête et où finalement ils s'étaient quittés en bon terme après qu'il lui ait ramené son grelot. Cela le fit sourire. Etre en bons termes grâce à un grelot... Décidément, dans ce complexe, toutes les personnes étaient plus étranges les unes que les autres... Et leurs comportements étaient encore bien pires.

Lorsqu'il sortit des douches, vêtu d'un simple pull recouvrant un maillot de corps et d'un pantalon à mi-chemin entre le jean et celui d'un costume, il ne savait trop quoi faire. Il était trop tard pour le petit-déjeuner, trop tôt pour le déjeuner et il n'avait pas vraiment envie de réviser. En fait, il n'était plus vraiment fatigué mais n'était pas plus motivé pour aller travailler. Il était même moins motivé que fatigué !

Il repensa à la situation de la chambre et... il eut envie de se distraire un peu. Ce qu'il allait faire n'était pas très légal mais encore fallait-il qu'il sache OU était la chambre de Kageru, enfin d'Adrien, non de Kageru, ou plutôt d'Adrien. Enfin...
Il fallait qu'il demande à une des personnes avec qui le jeune homme traînait. Mais il ne connaissait pas les réseaux de relation de tout le monde ici. Aussi était-il bien handicapé. Il avait bien une idée ou deux mais sans plus.

Il alla dans la salle commune, dit bonjour à deux ou trois personnes puis scruta qui était là. Aucun ami potentiel qui pouvait connaitre d'Adrien. Peut-être lui là ? Il ne le connaissait pas. Ah non, trop jeune...
Il regarda également aux tables du réfectoire. Personne ne lui disait rien ici. Il avait en fait deux personnes précises en tête. Une jeune fille Warrior Blast et un autre gars avec qui il traînait, certainement de la même division que Zeit. Mais il ne les vit nulle part.

Il abandonna son idée de retrouver la chambre et retourna à la sienne, déçu de ne pas entendre le remue-ménage qu'il y aurait pu y avoir. Il tourna à l'angle d'un couloir, décidé à rejoindre la n°25 quand une porte s'ouvrit à la volée. Zeit eut à peine assez de réflexes pour que la porte ne s'écrase pas contre son nez et prononcer en même temps "Hé !"
La personne qui en sortit passa juste la tête. :
"Oh excusez-moi !"
Zeit en resta scotché sur place. Il était LA, juste LA ! Il regarda le numéro sur la porte, en gros plan sous ses yeux... n°12. Il l'avait trouvée et par pur hasard ! S'il avait continué ses recherches ne serait-ce que 30 secondes de plus, ou s'il les avait écourtées de ces dites 30 secondes, il l'aurait raté...
"Alors là y'a pas d'soucis!" Dit-il un immense sourire s'affichant sur son visage. Adrien s'en alla, refermant la porte de son seul bras valide. Il croisa Zeit puis le regarda un instant. Zeit, lui, fit mine de continuer sa route. Il tourna un angle.
Puis il s'arrêta.
Il fit demi-tour. Adrien partait. Zeit se recacha derrière l'angle. Il eut bien fait car Adrien s'était une dernière fois retourné afin d'être sûr que Zeit n'entre pas dans sa chambre.
Lorsque le sprinter estima que l'estropié avait mis assez de temps pour s'en aller (et croyez-moi, il s'y connaissait en temps !), il se redirigea vers la chambre n°12. A pas de velours, faisant le moins de bruit possible et espérant que personne ne le croise, il s'approcha de la porte. Le plus discrètement possible, il colla son oreille contre cette dernière, espérant que celle-ci ne se cogne pas ne serait-ce que tout doucement contre son encadrement afin de faire du bruit et ruiner son plan.

Rien. Absolument rien. Il n'entendit rien. A ce moment-là il regretta de ne pas être un membre hybride ayant un odorat ou une ouïe plus pointu.
*Bon. Bah on peut toujours vérifier directement. Si elle n'est pas là tant pis.*
Quelque chose avait dérangé Zeit. Lui fermait systématiquement la porte de sa chambre à clef et beaucoup faisaient ça à moins d'un retour rapide. Aussi, de deux choses l'une... :
Ou alors le blessé allait revenir sous peu...
Ou alors il y avait quelqu'un d'autre dans cette pièce...
*Quoi ?! J'ai raté l'engueulade ! Oh non, pas le meilleur ! Enfin, si ça continue elle n'est même pas là...*

Il s'écarta de la porte d'un pas, puis, dans un geste digne d'un lord Britannique, toqua contre la porte de son seul majeur. : *Toc toc toc !* "Bonjour mademoiselle : livraison de pizza avec un grelot en guise d'olive."



Dernière édition par Zeit Velocyto le Sam 18 Aoû - 15:19, édité 1 fois
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Kageru Okurete
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MessageSujet: Re: Chambre N°12: Kageru Okurete et Adrien Dreiss   Dim 8 Jan - 14:26

À peine Adrien avait-il quitté la pièce qu'elle entendit quelqu'un s'approcher de la chambre. Elle pensa tout d'abord que le jeune Dreiss avait oublié quelque chose. Mais plus il s'approchait et plus elle put constater que le rythme des pas de cette personne différait de ceux de son nouveau coloc'. Lorsque cette personne frappa à la porte, elle songea tout d'abord à ne pas y faire attention. Après tout elle était censée ne pas être revenue... Mais quand elle entendit:

"Bonjour mademoiselle : livraison de pizza avec un grelot en guise d'olive."

À l'entente du mot "pizza" elle saliva. La faim lui tiraillait le ventre. En effet ça faisait deux jours qu'elle n'avait rien avalé et plusieurs jours qu'elle n'avait pas eu de vrais repas. Elle se demandait encore comment elle allait faire pour manger, sans que personne d'autre ne se rende compte qu'elle était revenue.. Elle demanderait peut-être au chaton de lui ramener une ou deux babioles, ou irait piquer dans les cuisines la nuit si vraiment elle n'avait pas d'autres choix.. Puis elle se rendit compte qu'il avait aussi parlé du grelot... Elle du se remémorer les évènements du soir. Pourquoi ne l'avait elle pas? Il lui l'avait rendu, non? Ha. Oui. C'est vrai... Elle l'avait oublié sur la petite table alors qu'elle allait prendre sa douche, puis, trop out, c'était directement dirigée vers sa chambre en ne se souvenant plus qu'elle devait aller chercher sa clochette...

Elle quitta son lit, sur lequel elle était tout simplement allongée et se dirigea vers la porte pour lui entrouvrir, le tirer à l'intérieur et refermer rapidement, mais silencieusement la porte derrière lui. Elle avait une bien meilleure mine que la nuit qui venait de passer. Elle était propre, ses habits en parfait état et avait retrouvé son air impassible et fier. D'ailleurs, si elle n'avait pas toutes ces blessures, on aurait pu penser qu'elle venait juste de passer une mauvaise nuit.

"Qu'est-ce que tu fais là."

Le voir ne lui faisait absolument pas plaisir et pour plusieurs raisons:

Primo: lorsqu'elle l'avait vu ce matin elle était dans un moment de faiblesse, elle faisait absolument pitié et elle avait honte qu'il l'ait vu comme ça.Secundo: elle s'était totalement laissée aller. Et avait même fait une blague qu'elle trouvait de mauvais goût; manquerait plus qu'il l'ait pris au sérieux.Et tertio: Si quelqu'un l'avait entendu, même pire, vu venir la voir, elle était certaine de devoir aller chez le directeur, sa couverture tombée à l'eau.

Elle fût parcourue d'un frisson; il faisait beaucoup trop froid... C'est pourquoi elle alla chercher dans la caisse toujours ouverte, un gilet sans manches (oui bon ça s'était surtout pour le style), une jaquette en laine lui arrivant à mi-cuisse, beaucoup plus féminine que le premier vêtement qu'elle avait choisi ainsi que des collants noirs. Elle mit le tout et voyant dans le miroir qu'elle avait souvent créé des ensembles bien plus convaincants, se dit qu'elle se changerait entièrement une fois que Zeit serait parti. Elle passa brièvement un peigne dans ses cheveux, évitant soigneusement ses oreilles. Puis elle se donna un coup de parfum et rangea tout dans la caisse qu'elle referma. Une fois que cela fût fait, elle alla prendre le revolver qui traînait encore sur son lit, puis alla le ranger dans la malle dans laquelle elle rangeait tous ses "jouets". Si on regardait bien la salle, on pouvait distinguer d'autres armes, comme ces trois Katana décorant les murs. Mais venant d'elle on pouvait se demander si elle les avait mis la pour faire joli, ou par pure paranoïa.
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MessageSujet: Re: Chambre N°12: Kageru Okurete et Adrien Dreiss   Dim 8 Jan - 16:16

Aucune réponse. Il allait retoquer pour confirmer l'absence de toute personne dans la pièce quand celle-ci s'entrouvrit légèrement, le surprenant au passage.
Elle le regarda comme pour se confirmer que c'était lui, puis il fut attrapé par le col et tiré à l'intérieur de la chambre avec une force plus grande qu'il ne le pensait de Kageru. La porte fut refermée aussitôt.


"Qu'est-ce que tu fais là ?
*_Houla ! Quel accueil !*" Le ton était froid, dur, tranchant, d'un air de dire : "Tu m'emmerdes !" Bon... il était vrai que ce qu'il faisait était à la limite de la légalité et puis surtout, c'était très impoli. Aussi savait-il qu'il devrait se contenter de parler humblement, étant en tort.
"Je suis venu voir comment la cohabitation se passe avec ta victime. Mais apparemment j'ai raté le meilleur : je viens de le voir partir. Comment il a réagi en te découvrant dans ta... sa... chambre ?"

Tout en prononçant ces répliques, il s'était laissé tomber dans le lit d'Adrien. Sans gêne ? Non mais c'était plus confortable qu'une chaise. Attention, il restait néanmoins assis dessus ! Point.
Elle ne répondit pas tout de suite, étant plus préoccupée par sa garde-robe et son aspect. Et vas-y que je te choisis bien des vêtements et que je te mets du parfum, que je te mets des collants... Du temps qu'elle se préparait, il ne se permit aucun coup d’œil de son côté, gardant une certaine pudeur. Il se doutait juste de ce qu'elle faisait au vu des vêtements qu'elle venait de chercher et de la délicieuse odeur de son parfum se répandant dans la pièce.
D'ailleurs quelque chose l'intrigua. D'où elle tenait tous ces vêtements ? Ils étaient tout le temps restés là ?!...

Il en profita pour scruter la chambre. Elle était plus... masculine qu'il ne l'aurait cru. Peut-être était-ce du à ce revolver (ça existe les pistolets hein !...) sur le lit, ou bien cette étrange malle de sa penderie dans laquelle elle le rangea. Zeit n'avait aucune envie de voir ce qu'il y avait dedans. Les femmes guerrières étaient attrayantes pour certains, notamment dans l'autre monde. Ces femmes qu'on retrouvait en petites tenues dans les histoires de fantasy... Mais ce n'était pas trop son genre...
Il ne vit cependant pas les katanas, situés derrière sa tête, là où il venait de s'installer.

Voyant qu'elle ne lui répondait toujours pas, il se permit d'insister un petit peu...
"Il ne s'est pas débarrassés de tes affaires ? Il est sympa purée !"
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Kageru Okurete
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MessageSujet: Re: Chambre N°12: Kageru Okurete et Adrien Dreiss   Dim 8 Jan - 20:47

[Hors RP: elle préfère les revolvers aux pistolet en fait]

Si elle n'avait pas répondu à sa première question, c'est qu'elle jugeait que ça ne le regardait absolument pas. Et puis elle voulait aussi marquer une certaine distance entre eux: ils n'étaient pas amis. Alors s'il attendait d'elle qu'elle lui réponde avec un joli sourire comme elle l'avait fait à trois heure sous le coup d'une extrême fatigue, il avait meilleur temps d'aller passer la serpillière en Alaska. Mais lorsqu'il lui demanda:

"Il ne s'est pas débarrassés de tes affaires ? Il est sympa purée !"

Elle soupir, lasse. C'était depuis qu'elle lui avait donné son repas que tout allait mal pour elle. Elle aurait eu mieux fait de s'abstenir. Car depuis, elle avait eu le droit à une foule l'entourant totalement et lui hurlant dans les Oreilles, elle avait blessé involontairement a un camarade, elle était tombée malade, elle avait bravé les créatures de la forêts et avait subis de ce fait la faim, le froid et le mauvais temps pendant une semaine, et lorsqu'elle était revenue, dans l’espoir de se reposer au calme pour pleinement récupérer, lui venait faire la causette!

"... Ma clochette..."

Elle passerait sur le fait qu'il n'ait pas vraiment de pizza, mais le grelot, s'il ne l'avait pas, ça l'irriterait fortement. Mentir pour entrer das sa chambre.. elle trouvait ça bien bas. L'attention de la jeune hybride fut brusquement détournée de Zeit, par un bruit inaudible pour une oreille humaine.

"Il revient... planque toi."

Bien que ça ait l'allure d'un ordre, c'était un conseil de la part de la Neko. Et en effet, à peine Zeit c'était planqué que la porte s'ouvrit.

"H-ha Okurete... désolé de te déranger mais.. j'ai oublié mon porte monnaie en partant. Je vais au marcher tu veux que je t'apporte quelque chose...?"

Le ton du garçon était hésitant et encore une fois il rougissait un peu. Elle ne se posait pas de question; mais malgré la faim elle ne put se résoudre à s'appuyer sur quelqu'un qu'elle connaissait à peine.

"Non, c'est bon... Mais merci.."

Il récupéra l'objet qu'il était venu chercher.

"Bon ben.. j'y vais alors.. à toute à l'heure!"

Elle le regarda repartir, sans un mot, puis s'allongea sur son lit. Même si elle allait mieux elle n'était pas guérie pour autant et sa tête continuait de la faire souffrir.

(Je dois aller me coucher, je corrige plus tard)
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MessageSujet: Re: Chambre N°12: Kageru Okurete et Adrien Dreiss   Mar 10 Jan - 13:33

Et elle ne lui répondit toujours pas. Pire, Zeit entendit un soupir sortir d'elle. A ce moment-là, il comprit que soit il posait une question stupide, soit... et c'était ce dont il se doutait le plus... il l'agaçait. Il baissa les yeux. Il est vrai que Kageru devait être fatiguée de son "voyage" et qu'elle voulait se reposer, mais il aurait espéré un peu de sympathie de sa part. Après tout, c'est tout ce qu'il recherchait.

Mais apparemment, il avait foiré. Tellement qu'il se dit qu'il était préférable qu'il la laisse là, seule. Il commençait déjà à se lever et allait annoncer son départ lorsqu'elle se retourna vers lui et lui prononça ces deux mots :
"... Ma clochette..."
Il s'immobila un instant puis la regarda, les yeux froncés. Il essayait de se souvenir de ce matin et ce passé proche était encore très clair dans sa tête. Il l'avait posée sur la table. Pour sûr. Ne l'avait-elle pas prise cette tête-en-l'air ? Il n'en savait rien mais elle était persuadée qu'il avait menti, annonçant qu'il avait son grelot pour pouvoir rentrer dans sa chambre. Non non. Il avait juste dit ça pour qu'elle sache qui se trouvait derrière aux souvenirs de ce matin et qu'elle lui ouvre.
"J'te l'ai rendu pourtant. J'l'ai posé sur..." Mais il fut interrompu. Kageru avait brusquement tourné sa tête vers la porte. L'ordre fut clair :
"[...] planque-toi."

En temps normal, Zeit aurait réfléchi avant de faire une telle chose. Combien de personnes avaient voulu se planquer mais s'étaient faites repérées ? Et en général, quand on se cache, c'est qu'on a quelque chose à cacher nous-même.
Or ici, la présence de Zeit n'était pas géniale. Il se savait en tort aussi, c'est pour ça que pour une fois, il ne réfléchit pas. Comprenant la "gravité" de la situation, il regarda par terre à gauche, à droite. Rien ici ne pouvait le cacher. Derrière la porte ! Non, elle s'ouvrait vers l'extérieur ! Mince !
Il souleva les draps du lit de la personne en approche. Trop bas pour lui. Puis, dans un dernier instinct, il courra vers la penderie de Kageru et s'y accroupi, la refermant juste derrière lui.

Il eut bien fait. Au moment même où la porte se refermait, celle donnant dans la chambre, elle, s'ouvrait avec, en prime, l'arrivée triomphante d'Adrien.
Il n'osa pas entrouvrir la porte de sa cachette, de peur que de la lumière venant du couloir ne révèle sa position à "l'intrus". Il se contenta donc juste de faire le moins de bruit possible tout en collant son oreille contre la sortie de sa cachette.
*Un vrai amant en train d'espionner un couple...*
Cet idiot avait oublié son porte-monnaie. Décidément. A croire même qu'il l'avait fait exprès.

Mais ce qui surpris Zeit, c'était la neutralité de leur conversation. Comme si le fait de voir Kageru était normal pour lui. Pas de
"Encore là toi !?" ou de "Pourquoi tu reviens dans ma chambre ?! J't'ai dit de dégager !" ou encore même de "J'vais te dénoncer !". Non, rien de tout ça. juste une conversation entre colocataires.
*Mais ils couchent ensemble ou quoi ?* Oh ! Mais peut-être que...
Leur ton était même tellement banal, que Zeit fut pris d'un sérieux doute comme quoi c'était lui qui avait contacté Kageru pour qu'elle revienne. Qu'il avait toujours su où elle était. Cette idée déborda même sur une autre : ils avaient tout organisé depuis le début ! Un complot ! Mais pourquoi ? Oui... là ça turlupinait vraiment Zeit.

Par contre, deux autres choses le dérangèrent...

La porte se referma. Adrien partant. Zeit espéra que la Neko ne lui avait fait pas fait de signe à son insu afin de trahir sa position. Il finit par se lancer et, d'une voix étouffée pour quelqu'un à l'extérieur de sa cachette, sortit un : "Et bein ! C'était moins une !"
Il sortit, le dos et les genoux légèrement endoloris par sa précédente position difficile à tenir. C'est qu'il n'avait plus 20 ans ! Enfin en même temps... il ne les avait jamais eus non plus.
Il referma la porte, se permettant un commentaire interne sur une chemisette plutôt sympathique rangée en face de lui, puis se retourna vers son hôte.

Elle s'était désormais laissée tomber dans son lit et, avec tout ce qui venait de se passer en l'espace de 30 secondes, Zeit n'avait plus du tout envie de partir de la chambre. Il se permit néanmoins, espérant qu'elle réponde cette fois-ci, deux questions sur les choses l'ayant turlupinées dans la penderie.
"Heeeuuu... si je peux me permettre : deux questions... Premièrement : comment as-tu fait pour savoir qu'il revenait ? T'as un flair sur-développé ou... ? Ensuite, autre question : il t'a proposée de te ramener quelque chose du marché mais... tu as refusé. Pourquoi ?! T'as pas faim ? J'veux dire... après un séjour dans la forêt aussi long et ce même si tu as du trouver à manger, tu dois quand même bien espérer quelque chose de plus consistant, même chimique." Il eut alors un sourire en coin, repensant à une certaine scène. Comprenne qui pourra la référence, mais elle oui... Il accentua d'ailleurs bien la phrase suivante afin qu'elle saisisse cette dite référence...
"Même pas un sandwich ?..."
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Kageru Okurete
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MessageSujet: Re: Chambre N°12: Kageru Okurete et Adrien Dreiss   Mer 11 Jan - 19:04

Zeit sortit de l'inconfortable armoire. Heureusement pour lui qu'Adrien n'était pas resté longtemps, car sinon dieu sait combien de temps il serait resté dans le meuble. Imaginons:

"H-ha Okurete... désolé de te déranger mais.. j'ai plus de sous, j'avais l'intention d'aller au marché mais finalement bah.. c'est tombé à l'eau...."

À ces mots le garçon posa les livres qu'il avait empruntés sur son bureau, avait été chercher son Ipod est s'était allongé sur son lit. Kageru ne lui avait pas répondu et elle ne faisait absolument pas attention à lui. Adrien en revanche, jetais de temps à autre un regard en direction de sa bien aimée, mais sans dire mot, pour ne pas la déranger. Le temps passa, la nuit commençait à tomber doucement. Ayant faim, il alla sortir d'un tiroir un paquet de chips et l'entama. Il en proposa un peu a Kageru, qui refusa catégoriquement; la pauvre étant allergique. En virons deux heures plus tard, l'adolescent proposa à l'hybride d'éteindre, pensant qu'elle était fatiguée. Mais elle, voyant là une merveilleuse occasion de se venger de Zeit qui était depuis déjà des heures dans cette armoire, lui répondit qu'elle ne voulait pas encore dormir et alla se prendre un livre sur l'étagère de la chambre.


Oui, ça aurait pu se passer comme ça. Ca aurait pu... Ou encore:

"Et bein ! C'était moins une !" Dit alors Zeit juste avant de sortir de l'armoire. Kageru n'eût pas le temps de lui dire qu'Adrien revenait et lorsque ce dernier ouvrit la porte de la chambre et qu'il vit le noiraud...

Je vous laisse imaginer le carnage. Mais peu importe, Zeit avait eu de la chance...

"Heeeuuu... si je peux me permettre : deux questions... Premièrement : comment as-tu fait pour savoir qu'il revenait ? T'as un flair sur-développé ou... ? Ensuite, autre question : il t'a proposée de te ramener quelque chose du marché mais... tu as refusé. Pourquoi ?! T'as pas faim ? J'veux dire... après un séjour dans la forêt aussi long et ce même si tu as du trouver à manger, tu dois quand même bien espérer quelque chose de plus consistant, même chimique."

Elle allait répondre lorsqu'il ajouta:

"Même pas un sandwich ?..."

"C'est clair que toi, avec tes toutes petites oreilles, tu ne peux pas entendre bien loin... Et pour la nourriture.... je n'ai pas l'habitude de réclamer a quelqu'un que je viens tout juste de rencontrer. Ça te va?"

On entendait à la tournure de sa phrase qu'elle était irritée, limite c'était de la provoque. Mais son expression faciale et le timbre de sa voix ne changèrent pas pour autant...
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Zeit Velocyto
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MessageSujet: Re: Chambre N°12: Kageru Okurete et Adrien Dreiss   Mer 11 Jan - 23:24

Au moins, comparé à tout à l'heure, Zeit fut servi. Immédiatement après qu'il eut terminé sa phrase elle lui répondit...

... Mais quelle réponse ! Et surtout, quelle violence dans cette réponse ! Le ton était sec, cassant, voire même humiliant. Elle l'engueulait presque. Pas un ton d'une mère à son enfant, ni même d'une sœur à un frère ou encore celui d'une chef à un subordonné, non. La violence qu'elle avait mis dans cette réponse était digne d'une personne que vous importuniez et qui n'en avait mais alors strictement rien à foutre de vous. Tellement rien qu'elle ponctua sa phrase d'un
"[...] Ça te va ?" encore plus blessant lui-même que tout ce qui avait précédé.
*Bah qu'est-ce qu'elles ont mes oreilles ?*

Il se sentit même accusé lorsqu'elle parla de la nourriture qu'elle ne réclamait pas à ses nouvelles connaissances. Pourtant, lui, sans rien demander, elle lui avait offert gracieusement son sandwich.

Zeit écarquilla les yeux et eut un mouvement de recul devant une telle virulence et surtout cette agressivité. Certains auraient eu envie de gifler pour un tel manque de respect mais lui n'appréciait guère la violence ou ce qui s'en rapprochait. Qu'elle soit physique... ou verbale...
Il eut envie pourtant de lui rétorquer. Des trucs bien méchants du genre : "Non mais et tes oreilles ? T'as vu les tiennes ? C'est même plus un chat que t'es mais un lapin !"
*Mais c'est quoi le problème avec mes oreilles ?* Se dit-il tout en commençant à se les tâter.
Ou alors il eut envie de l'insulter. Une insulte bien violente comme... "Ingrate !..." Cette pensée écartée, une nouvelle s’immisça dans son esprit sous la forme d'un "Malade !". Pus il la balaya d'un vrai revers de la main. Mais voilà qu'une autre germée : "Le directeur s'intéressera beaucoup à ton cas lorsque je lui annoncerai ton retour au complexe... !" ou encore "Eh ! Venez voir qui se cache dans cette chambre ! Kageru !"

Mais il en revint à la réalité... et ne fit que baisser les yeux. Il était incapable d'être aussi mauvais vis-à-vis de quelqu'un aussi, le dos au mur (façon de parler hein !), il ne put que machinalement bredouiller un : "Pardon..."

Il n'avait plus la moindre envie de rester une seconde de plus dans cette chambre, trop coupable qu'il se sentait. Pourtant. Pour un spectateur de la scène, le ton de Kageru avait à peine bougé. Mais Zeit en avait ressenti toute l'irritation accumulée. Le stress, la fatigue, la faim, le sommeil... Normal, il fallait que ça sorte, qu'elle extériorise tout ça : ses pensées, ses ressentiments, ses pulsions... Enfin c'est ce qu'il se disait pour se réconforter !

*Si ça continue, demain, elle viendra même s'excuser !... Mais... Non... C'est plutôt à moi qu'il m'en incombe de le faire...*

Il voulut sortir mais il était comme paralysé sur place. Impossible de sortir. Cela devait faire au moins 20-30 minutes qu'il était coincé là. Enfin non... à peine 1 ou 2 minutes... mais le temps semblait lui passer si vite... Il la regarda, un regard de tristesse dans les yeux. Elle était toujours allongée sur son lit, ne s'octroyant pas la peine de le regarder, préférant mirer son plafond. Elle semblait comme... morte...
Elle ne bougeait plus, son sternum ne semblait plus faire le moindre mouvement. Elle était comme... figée dans le temps... Ou plutôt...
"HHHHH !!!"

Comment cela était-il possible ?! Il avait créé une bulle sans le vouloir ?! Il... Impossible ! Jamais il n'avait réussi à faire ça ! Il avait réussi à actionner son pouvoir sans même s'en rendre compte ! Le sol, peu importe que vous modifiez le temps, restait toujours le même en général quand on le fixait, d'où sa réaction tardive mais... comment ?! Etait-ce parce qu'il avait tellement voulu s'en aller que son subconscient ou un autre truc dans le même genre l'avait poussé à user de son pouvoir machinalement ? Sans la moindre once de réflexion ?

Il ne s'octroya pas plus de temps. Il sortit au plus vite de la pièce, espérant ne pas avoir exagéré sur la bulle qu'il avait créée. Il ouvrit la porte en douceur malgré son stress l'envahissant. Il la referma avec autant de délicatesse. Il n'osait plus remettre les pieds dans cette chambre, tant par peur de la réaction de Kageru que de lui-même.

Il s'avança jusque dans le hall. Tout le monde semblait figé. Zeit n'en revenait pas. Une si grande utilisation de son pouvoir sans même s'en rendre compte !
Il essaya de refermer cette anomalie temporelle...

...

En vain...

*C'est pas vrai !!?*
La perspective d'être ainsi coincé dans sa "vitesse" l'effrayait. Finir seul sans personne ?! Non ! Allez, encore une fois et ça marcherait ! Il ne fallait pas s'imaginer les pires scenari !
Il aperçut néanmoins qu'un objet inconnu au bataillon mais semblant coûté bien cher à la vue du garçon semblant crier tout en le regardant tomber, était suspendu dans le vide. Il avait du tomber suite au coup de coude de ce maladroit juste à côté... En s'approchant de ce dernier, Zeit vit qu'il tombait petit à petit. 1 cm... 2... 3 cm... Lorsqu'il fut assez près de l'objet, il entra dans sa bulle et finit brutalement sa chute à vitesse "normale" dans ses mains. Il se permit de le remettre sur le bar.
*Vas-y Zeit, concentre-toi ! Tu peux le faire !*
Il ferma les yeux, crispant son visage. Il s'imaginait une simple chose dans sa tête. Une horloge géante. Son mécanisme était ouvert et lui se trouvait à l'intérieur, dans les rouages, à peine plus grand qu'une roue de cette mécanique. Il y avait une sorte de levier à côté de lui. L'engrenage tournait très vite risquant de le broyer... Le tic tac incessant de l'horloge était rapide comme jamais. Le pendule aurait pu couper un corps en deux à la vitesse à laquelle il défilait. Il empoigna alors fermement le levier, se cramponna... et commença à tirer dessus du plus fort qu'il le pouvait. Plus il tirait, plus il fournissait d'effort. Mais cela payait car en contrepartie de cet effort, les roues étaient freinées, l'engrenage également et bientôt, ce fut à un rythme normal que les secondes s'écoulèrent.


"Merci Zeit ! Heureusement que t'étais là !"
Il rouvrit les yeux. Le monde autour de lui redéfilait à vitesse respectable. Le garçon semblant crier le remerciait à présent d'avoir sauvé son objet.
"Alors c'est ça ton pouvoir à toi ! Je me l'suis toujours demandée comme t'as le même badge que moi. Moi je peux tordre des objets ! Regarde !" Dit une jeune fille tout en touchant l'étrangeté sur le bar
"NOOONNN !!!" Ah, cette fois-ci il ne pouvait plus rien faire pour cette étrange et désormais hideuse chose qu'il venait de sauver...
Mais Zeit se posait plus de questions que jamais. Comment cela avait pu se passer ? Cela pouvait-il recommencer et surtout... combien de temps s'était écoulé ?

Il regarda l'heure de sa montre... 4 heures ! Non, impossible ! 4 heures et...
Son regard vint se poser sur les chiffres déroulant indiquant le jour du mois... Non... pas 4 heures...
*28 heures ?! Mais c'est pas possible ! Alors ça voudrait dire que...*
Il s'interrompit dans ses pensées... Les chiffres avaient presque sauté au jour suivant... on était dans la deuxième partie du cardan...
"QUOI ?! 42 HEURES ?!"
Tout le monde se retourna vers lui, évidemment...
*Non ! C'est pas possible ! Attends ! Ce matin, ça indiquait... oui c'est ça 21 ! Ca ne fait donc que 4 heures... hé hé... Attends... Non... Je me suis dit que c'était un chiffre pile ! C'était un chiffre multiple de 10 ce matin au réveil ! Donc c'était bien 20 ! Merde ! Presque 2 jours ?!*

Il fit le calcul plusieurs fois dans sa tête. Il fallait qu'il en ait le cœur net !
Il surpris une fille en train de se refaire une beauté et lui arracha littéralement son miroir des mains, ignorant sa complainte. Il se regarda le visage.
Il s'était pourtant rasé la veille au soir...
*2 jours... Putain...*
Et tout ça par la faute de cette fille !

Il laissa tomber le miroir sur l'horrible tapis sur lequel il se trouvait. Abattu, il allait se rendre dans sa chambre quand il aperçut, plus loin Adrien qui venait à peine de refermer la porte de sortie derrière lui. Il n'hésita pas un instant, lui courut après et le rattrapa plus vite qu'il n'en fallait pour le dire.
Pourquoi avait-il fait ça ? Aucune idée. Mais lorsqu'il s'était arrêté devant lui il était déjà trop tard. Il lui demanda ce qu'il lui prenait...
"*Mais pourquoi je l'ai rejoint ?!* "Heu... Rien... enfin, désolé mais je me suis trompé... Enfin non mais si heu... *Comment m'en sortir ?!* Le... heu... le chat doit avoir faim ! Il a disparu depuis quelques jours mais n'a pas du beaucoup trouver à manger... Un sandwich au thon lui ferait surement plaisir !" C'était sorti comme ça, d'un coup. Il avait ensuite abaissé les yeux, n'osant croiser son regard, tel un enfant fautif. S'il avait compris tant mieux. Sinon... tant pis...
"Ca reste entre nous bien sûr..."

Puis il tourna les talons, et partit à grandes enjambées, à marche très rapide... Avant même de s'enfuir en courant...
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